HSP & pout. app.

Kyoto, Japon, ThC

Allez, zou! – dernière ligne droite avant le Tibet pour les repérages du Silence. Et comme il est bien connu que tous les chemins mènent à Rome, week-end prolongé sur place, histoire d’aller chercher un peu de soleil et de voir des visages souriants.

En l’occurrence ceux d’Emmanuel et Kosin, qui tiennent l’Avamposto, un ravissant bed & breakfast à deux pas du Panthéon, dont nous partageons les terrasses avec le siamois Piccolo (qui n’est à l’évidence pas un simple chat, et nous fait la conversation avec entrain). Tout près également de la gelateria Giolitti, où il est conseillé de prendre un abonnement pour profiter des minuscules tables en terrasse. Week-end à Rome, donc, avec nos itinéraires usuels, entre Da Francesco, la Muccassassina et le Testaccio. Mais que changer à nos parcours dans la ville éternelle ?

Simple variation, le cocktail du 14 juillet au palais Farnèse - buffet sponsorisé par l’agro-alimentaire français, sans Ferrero Roche d’Or, sous les guirlandes multicolores qui habillent les magnolias des jardins, transformant étrangement le vénérable palais en une guinguette au bord de la Marne. L’étage est ouvert pour l’occasion, nous permettant de flâner un moment parmi les gigantesques Hercule et d’admirer plafonds en caisson et fresques mythologiques dans des miroirs grossissants élégamment disposés afin de nous éviter un torticolis fâcheux. Très belle HSP, donc, qui justifie à elle seule que nous conservions une ambassade en Italie.

Et comme il n’y a pas de week-end à Rome sans un jour à la plage, une heure de train nous amène endormis sur la ultima spiaggia, à Sperlonga. Un escalier descend la falaise abrupte jusqu’à la plage de sable blanc où les pischelli, les familles, les naturistes, les tatoués et les homos (tous ces qualificatifs étant non exclusifs, comme de juste en cet endroit) se disputent lettini et ombrelloni, avec ou sans maillot de bain taille basse, se mélangeant parfois en d’exhibitionnistes étreintes. Très belles poutres apparentes, qui justifient à elles seules cette réputation qu’ont les tombeurs latins.

~ par ThC le 17 juillet 2007.

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